Poème d'Albert Simard qu'il a lu pour les personnes rassemblées devant l’Assemblée nationale avant le départ de la marche, le samedi 17 mai 2008..
Toi qui dis sans cesse à tort
Ça ne fait pas des enfants forts…
___Homophobie je te crains
Toi l’homophobe je te plains
Homophobie je te hais
Il faut te mettre au rancart
Toi l’homophobe au placard
Parce que c’est là qu’on se tait
Ô liberté des amours…
Tu n’es pas excrémentielle
Nous on t’appelle Arc-en-ciel
Couleurs variées des tendances
Symbole de la délivrance !
Devant l’amour dit Baudelaire
Qui ose parler de l’Enfer ?
Pendant qu’une Église bougonne
Nous les condoms on les donne !
La santé c’est pas odieux
Debout créatures de Dieu !
Ô liberté des amours…
Toi qui dis sans cesse à tort
Ça ne fait pas des enfants forts…
Vois-tu ceux qui crèvent de faim ?
Multiplie plutôt les pains !
Merci à vous hétéros
On vous trouve si belles si beaux
Lorsque vous êtes solidaires
Pour moins d’humains solitaires
Votre noble fraternité
Répand joie et liberté.
Ô liberté des amours…
Toi l’homophobe je te dis
Sans être à jamais maudit
Et malgré tous tes crachats
Nous on garde pour ton rachat
L’espoir qu’un jour à ton tour
Tu te laisses parler d’amour…
Ce poème a lancé la marche d'environ 200 personnes proclamant le 17 mai, Journée internationale contre l'homophobie, suivi du dépôt devant l'Hôtel de Ville de la « Déclaration de Québec 2008 » demandant de reconnaître que le principe d'égalité juridique et sociale devrait s'appliquer sans égard à l'orientation ou identité sexuelle, au Québec et ailleurs dans le monde. L'action était organisée par GLBT-Québec ( www.glbtquebec.org ).


Homophobie je te crains








